Le mobile, fil conducteur des start-up du futur
Mots clés : Internet, start-ups, FRANCE
Par Marie-Catherine Beuth Mis à jour 
Crédits photo : © Brendan McDermid / Reuters/REUTERS
Qui sera le prochain Steve Jobs ? Où se prépare le service qui fera trébucher Facebook ? À quoi ressemblera le futur Google ? Bien malin qui saurait l'affirmer aujourd'hui. En attendant, une nouvelle vague de start-up dessine les contours du Net de demain, enrichissant un terreau d'où émergera peut-être une superpuissance numérique. Leur point commun: opter pour le mobile comme principal point d'accès à Internet, intégrer la localisation de l'utilisateur dans la conception du service et continuer de creuser le sillon communautaire. Social, local, mobile (SoLoMo): le thème a été retenu par la conférence LeWeb, qui se tient jusqu'au 9 décembre à Paris, avec les start-up les plus prometteuses du moment.
«On retrouve l'héritage de Steve Jobs chez ces développeurs», analyse l'entrepreneur Loïc Le Meur, organisateur de la conférence LeWeb. D'autres, comme Evernote, veulent mettre la technologie au service du quotidien: cette application «aide le monde entier à se souvenir de tout» en rendant accessible tout mémo, photo, note, depuis n'importe quel terminal connecté, à tout instant.
Cette révolution n'est que le début, selon certains observateurs. «Le Web est une technologie mourante et va être remplacé par un Internet d'applications, croit ainsi George Colony, PDG du cabinet Forrester Research. Il reposera sur de puissants terminaux locaux qui puiseront dans les ressources du cloud et exploreront tous les capteurs du mobile - du son, de la photo, de la géolocalisation, etc. Le modèle du bureau, inauguré par Microsoft, est fini, tout comme le modèle du cloud exploré par un moteur de recherche, à la Google. L'expérience du consommateur sera meilleure et plus rapide que dans le navigateur.»
La vision défendue par ces start-up séduit utilisateurs et surtout investisseurs. Créé fin 2010, Instagram a levé 7,5 millions de dollars début 2011. Son succès est fulgurant: le service a conquis son premier million d'utilisateurs en trois mois, le million suivant en six semaines. Evernote a bouclé en juillet un tour de table de 50 millions de dollars. Au total, la start-up fondée en 2007 a levé plus de 95 millions de dollars. À la croisée de ces deux services se trouve Path, une application de partage quotidien créée par un ancien employé de Facebook, Dave Morin. En deux tours de table, pour un montant total de 11 millions de dollars, la start-up a séduit ce que la Silicon Valley compte d'investisseurs les plus influents - du comédien Ashton Kutcher au patron de Salesforce, Marc Benioff, en passant par le fonds Kleiner Perkins Caufield & Byers.
Par Marie-Catherine Beuth Mis à jour

Crédits photo : © Brendan McDermid / Reuters/REUTERS
La conférence LeWeb, qui se tient jusqu'au 9 décembre à Paris, réunit les start-up les plus prometteuses du moment.
Un Internet d'applications
Signe des temps, certaines, comme l'application photo Instagram ou le journal intime 2.0 Path, ont été jusqu'à faire l'économie d'un site Web. Créé fin 2010, l'éditeur 955Dreams, lui, met toute son énergie dans la création d'applications musicales et éducatives d'un raffinement extrême.«On retrouve l'héritage de Steve Jobs chez ces développeurs», analyse l'entrepreneur Loïc Le Meur, organisateur de la conférence LeWeb. D'autres, comme Evernote, veulent mettre la technologie au service du quotidien: cette application «aide le monde entier à se souvenir de tout» en rendant accessible tout mémo, photo, note, depuis n'importe quel terminal connecté, à tout instant.
Cette révolution n'est que le début, selon certains observateurs. «Le Web est une technologie mourante et va être remplacé par un Internet d'applications, croit ainsi George Colony, PDG du cabinet Forrester Research. Il reposera sur de puissants terminaux locaux qui puiseront dans les ressources du cloud et exploreront tous les capteurs du mobile - du son, de la photo, de la géolocalisation, etc. Le modèle du bureau, inauguré par Microsoft, est fini, tout comme le modèle du cloud exploré par un moteur de recherche, à la Google. L'expérience du consommateur sera meilleure et plus rapide que dans le navigateur.»
La vision défendue par ces start-up séduit utilisateurs et surtout investisseurs. Créé fin 2010, Instagram a levé 7,5 millions de dollars début 2011. Son succès est fulgurant: le service a conquis son premier million d'utilisateurs en trois mois, le million suivant en six semaines. Evernote a bouclé en juillet un tour de table de 50 millions de dollars. Au total, la start-up fondée en 2007 a levé plus de 95 millions de dollars. À la croisée de ces deux services se trouve Path, une application de partage quotidien créée par un ancien employé de Facebook, Dave Morin. En deux tours de table, pour un montant total de 11 millions de dollars, la start-up a séduit ce que la Silicon Valley compte d'investisseurs les plus influents - du comédien Ashton Kutcher au patron de Salesforce, Marc Benioff, en passant par le fonds Kleiner Perkins Caufield & Byers.
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