Le Conseil de stabilité financière alerte sur les risques du prêt-emprunt de titres
Le FSB détaille les risques que
cette activité présente pour la stabilité financière. Il publiera ses
recommandations d'ici la fin de l'année
Avant de publier ses recommandations sur la finance parallèle
(shadow banking) d'ici la fin de l'année, le Conseil de stabilité financière (FSB) vient de publier un
rapport préliminaire sur le prêt-emprunt de titres et les opérations de repo. Certaines formes sont en effet des «
éléments importants» du système de
shadow banking,
indique l'institution qui cite, entre autres, les opérations de repo
financées par établissements non bancaires et les réinvestissements de
cash généré par une vente à découvert dans un emprunt de titres.
L'institution
détaille dans son rapport les risques pour la stabilité financière que
présentent ces activités. D'abord, elle déplore le manque de
transparence du secteur, en particulier sur les transactions bilatérales
et synthétiques. Ces opérations sont également parfois peu visibles
dans les comptes de ceux qui les pratiquent. «
Dans certains cas
limités (...), les opérations de repo peuvent être inscrites hors bilan
en fonction du référentiel comptable utilisé», explique le FSB. Et
les intermédiaires n'ont pas toujours fourni des informations
suffisantes à leurs clients sur leurs activités de prêts de titres et
sur les risques associés à cette activité.
La valeur des actifs
déposés en garantie peut également être source d'instabilité financière.
L'an dernier, les doutes sur la solvabilité des Etats européens ont
affecté les marchés obligataires et de repo, rappelle l'institution. Des
intervenants de marché pouvant alors exclure tout un segment de
collatéral de leurs opérations, un cercle vicieux risque de se former.
Le choix des décotes appliquées aux actifs déposés en garantie est
également source d'interrogation. Par ailleurs, les ventes en
catastrophe de collatéral en cas de défaut d'une contrepartie peuvent
être à l'origine de perturbation sur le marché, ajoute le FSB.
Il
s'inquiète aussi des activités de banque parallèle qui peuvent être
lancées grâce au prêt-emprunt de titres. La réutilisation du cash issu
des activités de prêts peut permettre à une société de gestion de
portefeuille de mener des activités de type bancaire, du crédit ou de la
transformation de maturité, détaille le FSB qui rappelle l'exemple de
l'assureur AIG.
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