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L'euro à un nouveau sommet depuis janvier 2010
L'euro poursuivait sa nette progression mercredi, s'installant au-dessus de 1,45 dollar, profitant d'un regain d'intérêt des investisseurs pour le risque, au détriment du billet vert, et soutenu par l'engouement du marché pour une émission obligataire espagnole.Vers 13H00 GMT (15H00 à Paris) l'euro valait 1,4535 dollar contre 1,4334 dollar mardi vers 21H00 GMT. Il est monté jusqu'à 1,4548 dollar vers 10H40 GMT, son plus haut niveau depuis le 14 janvier 2010.
L'euro gagnait encore du terrain face à la devise nippone à 120,22 yens contre 118,36 yens la veille.
Le dollar progressait également face au yen à 82,71 yens contre 82,57 yens mardi.
La monnaie européenne, qui avait brièvement chuté lundi à moins de 1,42 dollar, "a remonté promptement face au dollar, grâce à un regain d'intérêt des investisseurs pour les devises plus risquées, qui a pesé sur les devises-refuge comme le billet vert", observait Adam Solomon, analyste de Tor FX.
L'euro était également porté par le succès relatif d'une émission obligataire espagnole, "qui a rencontré une forte demande en dépit de coûts croissants. C'est une preuve supplémentaire que la contagion de la crise des dettes souveraines est encore contenue aux portes de l'Espagne", a estimé dans une note la société financière britannique ECU.
Le Trésor espagnol a émis mercredi pour 3,372 milliards d'euros d'obligations à 10 et 13 ans à des taux d'intérêt en hausse par rapport aux précédentes émissions, mais suscitant un très fort engouement des investisseurs, avec une demande totale de quelque 7,2 milliards d'euros.
Le Portugal est également parvenu mercredi à lever un milliard d'euros en bons du Trésor à trois et six mois, à des taux en nette hausse mais avec une demande là aussi soutenue, à l'instar de la Grèce la veille.
"En dépit des tensions fortes sur les pays périphériques de la zone euro et des craintes d'une restructuration de la dette grecque, la monnaie unique européenne garde son élan", même si les inquiétudes sur la crise des dettes souveraines persistent, observait Michael Hewson, de CMC Markets.
L'euro est porté depuis plusieurs semaines par la perspective de nouveaux relèvements cette année des taux de la Banque centrale européenne (BCE), après la hausse de son taux directeur intervenue début avril.
Or, parallèlement, "on s'attend à ce que la Réserve fédérale américaine (Fed) poursuive ses mesures de soutien à l'économie après juin" et conserve son taux directeur à un niveau historiquement bas, "ce qui devrait entretenir la faiblesse du billet vert", remarquait M. Hewson.
Enfin, l'euro bénéficiait d'un fort affaiblissement du yen, qui pâtissait lui-même d'une chute des exportations japonaises.
De son côté, la livre sterling restait en baisse face à l'euro, alors que les minutes de la réunion d'avril de la Banque d'Angleterre, faisant état de divergences persistantes au sein de l'institution, éloignaient encore la perspective d'une hausse des taux.
Vers 13H00 GMT, la livre britannique se repliait face à la monnaie unique européenne à 88,66 pence pour un euro, mais restait en hausse face au billet vert à 1,6388 dollar.
La monnaie helvétique reculait encore face à la devise européenne à 1,2949 franc suisse pour un euro, mais remontait face au billet vert à 0,8910 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or ressortait à 1.505 dollars au fixing de l'après-midi, contre 1.490,50 dollars mardi soir, après avoir grimpé jusqu'à 1.505,65 vers 09H45 GMT, un nouveau sommet historique.
La devise chinoise a terminé à 6,5258 yuans pour un dollar, contre 6,5306 yuans mardi.

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