Un Français sur deux vit avec au moins 1580 euros par mois
Mots clés : Pauvreté, Niveau de vie, Insee
Par Marie Visot
28/04/2011 | Mise à jour : 06:51 Réactions (282)
Par Marie Visot
28/04/2011 | Mise à jour : 06:51 Réactions (282)
INFOGRAPHIES - La pauvreté stagne depuis 2002, montre l'Insee dans son étude annuelle sur les revenus.
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Entre 1996 et 2008, les inégalités de niveau de vie ont peu évolué, indique une étude que l'Insee publie jeudi. Mais sous cette apparente stabilité se cache un double mouvement.

En 2008, ces 10% de personnes les plus aisées disposaient d'un niveau de vie par unité de consommation d'au moins 35.550 € par an, tandis que les 10% les plus modestes devaient se contenter de moins de 10.520 € par an.
Le niveau de vie médian (celui qui partage la population en deux groupes aussi nombreux) s'élevait à 18.990 euros par an, soit 1580 euros par mois. Un couple «médian» avec deux jeunes enfants (2,1 unités de consommation) avait ainsi un niveau de vie de 3320 € par mois.
L'emploi, meilleur rempart
De son côté, la proportion de la population touchée par la pauvreté a reculé. En 2008 toujours, 7,8 millions de personnes, soit 13% de la population, vivaient sous le seuil de pauvreté - qui se situe à 60% du niveau de vie médian (soit 949 € par mois ou 2000 € pour un couple avec deux enfants). C'est 1,5 point de mieux que douze ans plus tôt.Mais cette proportion de ménages qui a du mal à faire face à des remboursements d'emprunt, qui se trouve régulièrement à découvert ou encore qui doit puiser dans ses économies pour équilibrer son budget, a surtout reculé sur la période allant de 1997 à 2001, marquée par une forte croissance et une baisse du chômage. Elle stagne depuis.
Sans surprise, les chômeurs sont particulièrement exposés à la pauvreté, devant les inactifs non retraités, les familles nombreuses et les familles monoparentales. Logiquement, l'emploi «reste le meilleur rempart contre la pauvreté» et «son rôle protecteur se renforce», insiste l'étude: le taux de pauvreté des personnes qui travaillent s'élevait à 7,4% en 2008, un niveau «nettement plus faible» qu'en 1996, où il atteignait 9,2%. Enfin, l'Insee montre qu'un descendant d'immigrés sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, soit deux fois plus que les Français de parents nés français, Le risque d'être pauvre est néanmoins nettement plus élevé pour les descendants d'immigrés africains que les descendants d'immigrés d'Europe.
Par Marie Visot
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